LE BERGER

Je voudrais que tu médites sur ces paroles pasteur ou responsables d’Eglise

le titre viens de moi. Mais le texte est du Pasteur Jean-Pierre Riche

Etre mis à part pour paître le troupeau de Dieu, veiller sur lui, le garder, est certes un grand privilège, mais c’est aussi une lourde tâche.

Il est donc impossible de s’improviser berger : l’appel au ministère, la connaissance théologique, la bonne volonté ne suffisent pas. Une vie personnelle bien équilibrée est essentielle à l’exercice du ministère. En analysant de plus près la vie d’un homme de Dieu, on pourrait parfois la comparer à celle d’un funambule.

Trouver l’équilibre entre plaire à Dieu, prendre soin de sa famille et veiller sur chaque membre du troupeau, comment faire ? Cette vision des choses fait partie de la phase cachée de sa vie, que peu de personnes connaissent, et qui transparaît rarement.

Comment être efficace quand il est assailli par les problèmes des autres ? Résoudre les siens est essentiel avant tout, car sa propre façon d’être, ses qualités, ses défauts, vont peser fortement sur sa manière de procéder. Comme Pierre, il pourra vivre une tension certaine entre son désir de plaire à Dieu et son besoin d’affirmer sa personnalité. Tel Timothée, il sera peut-être, sans se l’avouer, tributaire de sa timidité ! Ou comme Paul, lors de sa non-guérison, il sera souvent confronté à des interrogations spirituelles. Ce n’est pas évident d’entendre la voix du Seigneur lui dire « ma grâce te suffit ». Comment trouver la meilleure réponse à toutes ces situations ? Heureusement le pasteur n’est pas seul, même si parfois il est facile de l’oublier.

Le Seigneur a placé en lui son Esprit pour transformer sa vie. Paul doit le rappeler à Timothée afin qu’il exerce son ministère dans de meilleures conditions. A t-il été élevé uniquement par deux femmes? Est-ce la cause de sa timidité ? La Bible nous parle seulement de sa mère Eunice et de son aïeule Loïce. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’équilibre d’un homme de Dieu dépend premièrement de la guérison de son âme, celle dont parle David au Psaume 103 verset 3. Chacun arrive à la connaissance de l’Évangile avec un certain nombre d’expériences négatives. Une véritable conversion, et l’appel au ministère ne changent pas tout.

Il faudra que l’homme de Dieu laisse s’installer en lui cet esprit de force, d’amour et de sagesse. Il est un antidote à la timidité, au sentiment de rejet, de culpabilité, d’infériorité, de supériorité, d’instabilité et que sais-je encore. Impossible de bien conduire le troupeau sans une pleine guérison, d’autant que les blessures de l’âme engendrent de graves défauts. Accepter de se voir tel qu’on est, et avouer ses manques au Père plein d’amour, est le seul moyen d’avoir une âme en bonne santé. De cette façon, l’équilibre intérieur du berger sera en grande partie assuré. Reste maintenant sa vie quotidienne et sa relation avec Dieu. Celle-ci lui fera réaliser qu’aux yeux du Seigneur, il est plus important “d’être” que de “faire”.

Un grave danger guette tout ministre de l’Évangile : conduire le troupeau du Seigneur avec ses propres forces! Chacun risque de se laisser enfermer dans un activisme susceptible d’assurer son propre succès, cherchant parfois à faire mieux que les autres. Les oeuvres pratiquées alors ne sont plus nécessairement celles que Dieu a préparées d’avance.

Seule une vie de prière et de communion constante avec lui, peut le protéger de cet écueil. Par le Saint-Esprit, un juste équilibre dans l’activité pourra alors être trouvé. Celui-ci ne correspond pas à une somme de travail, mais à ce que Dieu attend de son serviteur.

Dieu seul sait ce qui convient à une vie bien équilibrée; aussi, lorsqu’un berger entre dans les choix de son Maître pour paître le troupeau, il n’est pas possible que Dieu néglige sa vie personnelle la plus intime, ni celle de sa famille. Il est vrai que parfois l’homme de Dieu doit assumer ses mauvais choix d’antan, mais le désir du Seigneur est de le bénir au centuple. S’il venait à lui reprendre une chose ou une autre, c’est pour lui assurer, selon ses promesses, un meilleur avenir.

Étant le premier des disciples du troupeau, le pasteur doit savoir que Dieu réclame tout de lui. L’oublier le conduirait à vivre une position instable. A l’inverse, plus il acceptera de vivre une telle exigence, plus il aura d’assurance dans l’accomplissement de son ministère. Il pourra ainsi devenir un berger qui donne envie aux brebis de suivre le Maître.

par Jean-pierre Riche

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